Native de Safi,
Khadija Margoum est l’une des rares artistes à maîtriser l’authentique Aïta. Elle a participé à la première fête de trône au Sahara avec le
groupe Hamounia ainsi qu'à plusieurs festivals nationaux et internationaux,
avec le groupe Fatna Bent El Houssain, avant de fonder son propore groupe,
avec lequel elle a participé à de nombreuses fêtes et festivals, ainsi qu'à
des performances à la R.T.M. Lors de la première édition du festival Transes
Atlantic en 2005, elle avait collaboré avec le groupe de jazz fusion Briegel Bros Band.
Al Aïta :
Fait de société, cri de ralliement, soupir d’amour ou complainte, par beaucoup
d’aspects Al Aïta s’apparente à la geste Hilalienne (une tranche importante
des tribus des Béni Hilal). Le genre est très pratiqué dans la région Doukkala-Abda,
où les tribus arabes et bédouines cultivent l’amour de l’improvisation poétique.
En plus, il existe à Safi une Aita spéciale appelée Haçba. Les Ayout sont
souvent chantées par un groupe mixte d’hommes et de femmes (les Chikhates).
Les plus jeunes parmi les «chikhate» exécutent devant le public des danses
sensuelles. Les inconditionnels d’Al Aita savent qu’à travers le cheminement
des chants on découvre une histoire sociale, des héros, des personnages
mythiques, une mémoire rurale ancestrale.
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