|
D’après certains historiens, SAFI est considérée comme l’une
des plus anciennes villes du Royaume du Maroc. L’historien
Français BERGET, estime que cette ville porte le
nom du plus grand saint de KANAAN en l’occurrence ASSAFI et ce,
au XIIéme siècle avant J.C. lorsque s’y installent les réfugiés KANAANS
fuyant les conquérants hébreux.
D’autres confirment que SAFI est d’origine Phénicienne. Ils créèrent le
plus prospère comptoir commercial dans le temps.
Selon AL BAKRI, le mot SAFI est d’origine berbère qui signifie ASSIF
(cours d’eau).
Effectivement la ville de SAFI est traversée par l’oued Chaâba .
Passèrent les Goths, qui
ont laissé des traces dans le pays puis les grands nomades arabes qui
précédaient les conquérants musulmans, et dont les chameaux rapides
marquèrent la fin de l'âge de l'éléphant. Après la conquête de l’Islam
dans cette région d’Afrique du Nord, un grand nombre de combattants
décidèrent de s’y installer définitivement autour de leur chef militaire
et spirituel CHAKIR. Ce dernier est mort à AHMAR, après
avoir édifié l’une des plus premières mosquées de l’Islam qui existe
encore près de CHEMAIA.
Safi assurait, en tant que port de la capitale Marrakech de l'empire
Almohade au XII siècle, des relations directes avec l'Andalousie et se
présentait sous forme d'un espace fortement urbanisé, doté notamment,
d'importantes fortifications et d'une grande mosquée centrale , laquelle
étaient rattachées de nombreuses institutions
A la fin du XII siécle, Abou Mohamed Saleh, Saint Patron de la ville
depuis, fonde un ribat ou couvent fortifié, dans un faubourg mitoyen de
la ville, qui allait donner à Safi une fonction religieuse, de portée
nationale et internationale. Il institue, en effet, deux ordres
religieux, les premiers du genre organisés au Maroc, une Tariqa ou voie
mystique et la Tafa des Houjjaj, remarquable organisation du pélerinage
à la Mecque, à travers un immense réseau de centres d'accueil (Sijilmassa,
Tlemcen, Bougie, Barqa, Alexandrie,...), à une époque ou cette
obligation était suspendue pour des raisons d'insécurité.
Constitué de deux entités urbaines, la ville s'enrichit, au XIV siècle,
d'une medersa (école-Université), édifiée par Aboul Hassan Al Marini,
d'un bimaristan (hôpital) et de nombreuses autres institutions, une
qaysaria (galerie marchande), un mohtasseb (comptable publique), au fur
et à mesure que Safi s'impose comme place d'échanges d'importance qui
commerce avec Gènes, Séville, Marseille, etc...
A la fin du XV siècle, la pression portugaise s'accentue, et aboutit à
l'occupation de la ville qui va durer de 1509 jusqu'à sa reprise par les
Saadiens, en 1541. Safi était alors la principale place portugaise
fortifiée pour le contrôle de la région maritime. Sous les portugais au
XVème Siècle, le rôle de SAFI se raffermit. SAFI Connut alors un grand
essor urbanistique, commercial et maritime. D'ailleurs, le 17 juin 1499,
par décision du Pape, Safi est devenu un archevêché, comprenant Eljadida,
Azemmour, Oualidia et Swira Qudima.
De nouveau reliée à Marrakech sous les Saadiens en 1541, Safi demeure un
des plus importants ports du Royaume jusqu'à la création d'Essaouira, à
la seconde moitié du XVII siècle. Il reste cependant siège de consulats
étrangers et participera, au cours du XIX siècle, à l'ouverture
commerciale du Maroc sur les puissances étrangères. La libération de
SAFI pas les Saadiens n'interrompt point les échanges avec l'Europe qui
au contraire s'intensifient. Les Français y ont leur part. Au 17ème
siècle, le consul de France a sa résidence à Safi et c'est dans ses murs
que le commandeur de Rasilly signe au nom de Louis XIII plusieurs
traités de commerce entre la France et l'Empire Chérifien.
La communauté juive qui y est vit est importante et n'est pas installée
dans un mellah. L'existence de cultes mixtes, judéo-musulman, tel celui
rendu jusqu'au milieu du XX siècle aux Oulad Zmirro, les sept saints
juifs enterrés à Safi, témoigne de l'entente qui prévaut depuis
plusieurs siècles entre les deux communautés.
pour plus d'informations
sur
la ville de Safi:
www.safi-ville.com
www.safi.ma
www.safionline.com
|
|
.

Mot de M. le Wali
M. Larbi SABBARI HASSANI
S’étendant sur une superficie de 13.285.Km2 (2% de la
superficie du pays) la région Doukkala- Abda occupe
aujourd’hui une place importante dans l’économie du
Royaume. Ses deux provinces : Safi et El Jadida, sites industrielles
importants, constituent un véritable pôle du
développement économique du pays. Appartenant à un
cadre géographique privilégié lui offrant un sol
agricole fertile,un sous- sol riche en ressources minières et
une façade maritime de 300 Km, la région
Doukkala–Abda est indéniablement un pôle
d’attraction économique dans différents secteurs.
L’industrie, la pêche, l’agriculture, le tourisme,
l’artisanat…constituent les principaux secteurs porteurs
de la région et les liens du développement
socio-économique régional. A cet égard, avec son
infrastructure portuaire, son potentiel minier, ses côtes
abondantes en ressources halieutiques et sa position de grenier
agricole du Maroc, La région Doukkala- Abda se positionne
aujourd’hui comme un pôle d’importance
économique pour le pays. La région tire avantage aussi de
sa situation géographique importante de carrefour de trois
grands pôles régionaux à économie
complémentaires : Casablanca, Marrakech, Agadir. Les atouts de
la région, son potentiel humain, sa richesse historique, la
volonté de ses femmes et de ses hommes en font une région
prometteuse d’opportunités, généreuse de
projets, une région à bras ouverts. Le portail de la
région Doukkala-Abda vous invite à la découvrir
absolument. Il s’inscrit aussi dans le cadre d’une
gouvernance de proximité l’un des principes constitutifs
du nouveau concept de la gestion territoriale, inaugurant ainsi une
nouvelle ère où la priorité est à la
construction d’une société moderne, ouverte,
communicante, dans laquelle la mission essentielle de
l’administration est de réunir les conditions requises
pour un développement économique, social, harmonieux et
durable dans un état de droit et de liberté. A cet effet,
l’administration et les élus sont appelés à
garder un contact direct et permanent avec les citoyens, les
opérateurs économiques et la société
civile, afin d’assurer un traitement de proximité à
la chose locale et associer le citoyen à la recherche des
solutions adéquates à ses besoins et à ses
attentes. Ce portail est donc l’un des moyens
d’harmonisation des relations entre le citoyen et
l’administration dans le cadre d’un management participatif
de proximité encrant une culture de dialogue et de communication
pluridimensionnelle et permanente entre les différents
intervenants régionaux. Il est aussi un espace ouvert pour
réunir tous les acteurs désireux de faire de cette
région un maillon fort dans le processus de développement
local et national. C’est aussi une interface dynamique qui vous
appartient et qui a besoin de votre adhésion pour réussir
ensemble un challenge socio- économique et culturel
indispensable pour tout développement régional. Nous
attendons donc vos propositions, vos collaborations, vos remarques et
vos suggestions afin de partager ensemble les valeurs de dialogue, de
citoyenneté, de tolérance et de respect.
(pour visiter le site officiel de la Région)
|
|
Une des premières citations documentées de la
région d'El Jadida date d'il y a plus de 2600ans. En
effet, pendant la première moitié
dusixième siècle av.
J.-C l'amiral carthaginois Hannon a mené
un long voyage le long de la côte ouest du
continent africain . Dans son journal de voyage, Hannon
parle de sa visite du Cap Soleis qui est
probablement Cap Mazagan constitué par les
plateaux en face de la ville
d'Azemmour. Ensuite, il parle de son exploration d' Oum Er
Rbia (le fleuve)
et des lacs qui
caractérise sa vallée. Après cette
visite , Hannon décrit sa rencontre
avec des tribus locales .
Ensuite , le convoi poursuivit son périple en visitant
les villes dont les noms tels que cités par des
traductions grecques sont : Karikon Teichos,
Gytte,
Akra, Mellita et Arambys. Ces villes
correspondent probablement à Azemmour, El Jadida , Cap
Beddouza , Oualidiaet Mogador.
Plusieurs siècles plus tard, Ptolémée, l'astronome, mathématicien et
géographe du deuxième siècle
ap. J.-C., décrit la côte ouest africaine. Il parle du port
de Rusibis
qui se situait au niveau
6o40 en latitude dans son système
de coordonnées qui correspond à la ville d'El Jadida
actuelle (32o10).
Rusibis est probablement le nom que les romains
ont donné à la
localité qui existait à
l'emplacement de la ville d'El Jadida actuelle. Ce nom
signifierait probablement le chemin des fermes ou de la
campagne.
À cause de son emplacement stratégique sur la côte ouest du Maroc, les
Portugais fondaient la ville en construisant une forteresse vers 1506.
Il l'ont baptisée Mazagan . Cette nouvelle
ville devint très vite un port
commercial de première importance grâce aux produits
agricoles de la région de Doukkala.
Le Maroc a essayé de libérer la ville
pendant plus de deux siècles.
Les Portugais ont dû transformer le grenier en citerne pour stocker
l'eau potable.
La présence portugaise a duré
jusqu'en 1769 quand la
ville a été libérée par
le Sultan
marocain Sidi Mohamed
Ben Abdellah.
De la date de libération de la ville et jusqu'au début du
XIXe siècle, la ville
était détruite et portait le
nom de Mahdouma (en
ruine). Le Sultan Moulay Abderrahman décida de restaurer la
forteresse en 1832 et de reconstruire ce qui a été détruit. Il la
baptisa El Jadida ou la Nouvelle.
Dès les premières années du protectorat français (1912), les Français
ont été charmé s par cette belle ville. Elle devint ainsi un
centre balnéaire du fait de son climat doux
et de ses plages. Le Gouverneur général
Liautey l'appelait la "Deauville du Maroc"
en faisant référence à la ville de Deauville
en France.
Le 30 juin 2004, lors de la 28ème session
du comité du patrimoine mondial, tenue à
Suzhou en Chine, la ville portugaise de Mazagan (El Jadida)
est proclamée patrimoine mondiale.
pour plus d'informations
sur la ville d'El
Jadida:
www.rusibis.com
|