Nombre de provinces : 2

-Safi

          -El Jadida
 

La région est délimitée par: 
-L'océan atlantique à l'ouest .
-La ville de  Marrakech à l'est.

-La ville d'Essaouira au sud .

-Casablanca au nord.

 

 

La Région Doukkala Abda

 

 

 

 

Superficie Totale :
 130285 Km2 (1,9% de la superficie totale du pays).

 

Population :
Nombre total : 1,93 millions d'habitants (1994).
Age : 38,9% ont moins de 15ans.
Taux d'urbanisation : 37,1%. - Taux d'activité : 54,8%.

 

 

Climat :
 semi - aride

 

 

 

 

       

         D’après certains historiens, SAFI est   considérée comme l’une des plus anciennes villes du Royaume du Maroc.  L’historien Français BERGET, estime que cette ville porte le nom du plus grand saint de KANAAN en  l’occurrence  ASSAFI et ce, au XIIéme siècle avant J.C. lorsque s’y installent les réfugiés KANAANS fuyant les conquérants hébreux.   D’autres confirment que SAFI est d’origine Phénicienne. Ils créèrent le plus prospère comptoir commercial dans le temps.   Selon AL BAKRI, le mot SAFI est d’origine berbère qui signifie ASSIF (cours d’eau).
Effectivement la ville de SAFI est traversée par l’oued Chaâba  .

     Passèrent les Goths, qui ont laissé des traces dans le pays puis les grands nomades arabes qui précédaient les conquérants musulmans, et dont les chameaux rapides marquèrent la fin de l'âge de l'éléphant. Après la conquête de l’Islam dans cette région d’Afrique du Nord, un grand nombre de combattants décidèrent de s’y installer définitivement autour de leur chef militaire et spirituel CHAKIR. Ce dernier est mort à AHMAR, après avoir édifié l’une des plus premières mosquées de l’Islam qui existe encore près de CHEMAIA.

      Safi assurait, en tant que port de la capitale Marrakech de l'empire Almohade au XII siècle, des relations directes avec l'Andalousie et se présentait sous forme d'un espace fortement urbanisé, doté notamment, d'importantes fortifications et d'une grande mosquée centrale , laquelle étaient rattachées de nombreuses institutions

    A la fin du XII siécle, Abou Mohamed Saleh, Saint Patron de la ville depuis, fonde un ribat ou couvent fortifié, dans un faubourg mitoyen de la ville, qui allait donner à Safi une fonction religieuse, de portée nationale et internationale. Il institue, en effet, deux ordres religieux, les premiers du genre organisés au Maroc, une Tariqa ou voie mystique et la Tafa des Houjjaj, remarquable organisation du pélerinage à la Mecque, à travers un immense réseau de centres d'accueil (Sijilmassa, Tlemcen, Bougie, Barqa, Alexandrie,...), à une époque ou cette obligation était suspendue pour des raisons d'insécurité.

    Constitué de deux entités urbaines, la ville s'enrichit, au XIV siècle, d'une medersa (école-Université), édifiée par Aboul Hassan Al Marini, d'un bimaristan (hôpital) et de nombreuses autres institutions, une qaysaria (galerie marchande), un mohtasseb (comptable publique), au fur et à mesure que Safi s'impose comme place d'échanges d'importance qui commerce avec Gènes, Séville, Marseille, etc...

    A la fin du XV siècle, la pression portugaise s'accentue, et aboutit à l'occupation de la ville qui va durer de 1509 jusqu'à sa reprise par les Saadiens, en 1541. Safi était alors la principale place portugaise fortifiée pour le contrôle de la région maritime. Sous les portugais au XVème Siècle, le rôle de SAFI se raffermit. SAFI Connut alors un grand essor urbanistique, commercial et maritime. D'ailleurs, le 17 juin 1499, par décision du Pape, Safi est devenu un archevêché, comprenant Eljadida, Azemmour, Oualidia et Swira Qudima.

    De nouveau reliée à Marrakech sous les Saadiens en 1541, Safi demeure un des plus importants ports du Royaume jusqu'à la création d'Essaouira, à la seconde moitié du XVII siècle. Il reste cependant siège de consulats étrangers et participera, au cours du XIX siècle, à l'ouverture commerciale du Maroc sur les puissances étrangères. La libération de SAFI pas les Saadiens n'interrompt point les échanges avec l'Europe qui au contraire s'intensifient. Les Français y ont leur part. Au 17ème siècle, le consul de France a sa résidence à Safi et c'est dans ses murs que le commandeur de Rasilly signe au nom de Louis XIII plusieurs traités de commerce entre la France et l'Empire Chérifien.

   La communauté juive qui y est vit est importante et n'est pas installée dans un mellah. L'existence de cultes mixtes, judéo-musulman, tel celui rendu jusqu'au milieu du XX siècle aux Oulad Zmirro, les sept saints juifs enterrés à Safi, témoigne de l'entente qui prévaut depuis plusieurs siècles entre les deux communautés.

    

   pour plus d'informations

       sur la ville de Safi:

            www.safi-ville.com

        www.safi.ma 

        www.safionline.com

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  Mot de M. le Wali

M. Larbi SABBARI HASSANI

   S’étendant sur une superficie de 13.285.Km2 (2% de la superficie du pays) la région Doukkala- Abda occupe aujourd’hui une place importante dans l’économie du Royaume. Ses deux provinces : Safi et El Jadida, sites industrielles importants, constituent un véritable pôle du développement économique du pays. Appartenant à un cadre géographique privilégié lui offrant un sol agricole fertile,un sous- sol riche en ressources minières et une façade maritime de 300 Km, la région Doukkala–Abda est indéniablement un pôle d’attraction économique dans différents secteurs. L’industrie, la pêche, l’agriculture, le tourisme, l’artisanat…constituent les principaux secteurs porteurs de la région et les liens du développement socio-économique régional. A cet égard, avec son infrastructure portuaire, son potentiel minier, ses côtes abondantes en ressources halieutiques et sa position de grenier agricole du Maroc, La région Doukkala- Abda se positionne aujourd’hui comme un pôle d’importance économique pour le pays. La région tire avantage aussi de sa situation géographique importante de carrefour de trois grands pôles régionaux à économie complémentaires : Casablanca, Marrakech, Agadir. Les atouts de la région, son potentiel humain, sa richesse historique, la volonté de ses femmes et de ses hommes en font une région prometteuse d’opportunités, généreuse de projets, une région à bras ouverts. Le portail de la région Doukkala-Abda vous invite à la découvrir absolument. Il s’inscrit aussi dans le cadre d’une gouvernance de proximité l’un des principes constitutifs du nouveau concept de la gestion territoriale, inaugurant ainsi une nouvelle ère où la priorité est à la construction d’une société moderne, ouverte, communicante, dans laquelle la mission essentielle de l’administration est de réunir les conditions requises pour un développement économique, social, harmonieux et durable dans un état de droit et de liberté. A cet effet, l’administration et les élus sont appelés à garder un contact direct et permanent avec les citoyens, les opérateurs économiques et la société civile, afin d’assurer un traitement de proximité à la chose locale et associer le citoyen à la recherche des solutions adéquates à ses besoins et à ses attentes. Ce portail est donc l’un des moyens d’harmonisation des relations entre le citoyen et l’administration dans le cadre d’un management participatif de proximité encrant une culture de dialogue et de communication pluridimensionnelle et permanente entre les différents intervenants régionaux. Il est aussi un espace ouvert pour réunir tous les acteurs désireux de faire de cette région un maillon fort dans le processus de développement local et national. C’est aussi une interface dynamique qui vous appartient et qui a besoin de votre adhésion pour réussir ensemble un challenge socio- économique et culturel indispensable pour tout développement régional. Nous attendons donc vos propositions, vos collaborations, vos remarques et vos suggestions afin de partager ensemble les valeurs de dialogue, de citoyenneté, de tolérance et de respect.

(pour visiter  le site officiel de la Région)

 

          Une des premières citations documentées  de la région d'El Jadida date  d'il y a plus de 2600ans. En effet, pendant   la première moitié dusixième   siècle  av. J.-C l'amiral carthaginois  Hannon a  mené  un  long voyage le long de la côte ouest du continent  africain . Dans  son journal de voyage, Hannon parle de sa visite du Cap      Soleis qui est probablement Cap Mazagan  constitué par  les plateaux  en face de  la   ville d'Azemmour. Ensuite, il parle de son exploration  d' Oum Er Rbia  (le fleuve)  et         des lacs qui caractérise sa vallée. Après  cette visite ,  Hannon décrit  sa  rencontre  avec      des tribus  locales . 

   Ensuite ,  le  convoi poursuivit son périple en visitant  les villes dont  les noms tels que cités par des   traductions grecques sont : Karikon Teichos, Gytte, Akra, Mellita et Arambys.      Ces villes correspondent probablement à Azemmour, El Jadida   ,  Cap Beddouza  ,   Oualidiaet   Mogador.

       Plusieurs siècles plus tard, Ptolémée, l'astronome, mathématicien et géographe        du deuxième siècle ap. J.-C., décrit la côte   ouest africaine. Il parle du port de Rusibis     qui se situait  au    niveau     6o40    en latitude    dans son  système de  coordonnées  qui correspond à la ville  d'El Jadida  actuelle   (32o10). Rusibis est probablement le nom   que les romains ont  donné  à  la  localité   qui existait à  l'emplacement de la ville d'El Jadida actuelle.  Ce nom signifierait probablement le chemin des fermes ou de  la campagne.

     À cause de son emplacement stratégique sur la côte ouest du Maroc, les Portugais fondaient la ville en construisant une forteresse vers 1506.  Il l'ont  baptisée  Mazagan .   Cette   nouvelle ville  devint  très  vite  un   port commercial de première importance grâce  aux  produits  agricoles  de la  région de Doukkala.
Le Maroc a  essayé de   libérer la ville        pendant plus de deux siècles.        

      Les Portugais ont dû transformer le grenier en citerne pour stocker l'eau potable.
La présence portugaise a duré jusqu'en         1769 quand la ville a été libérée par  le         Sultan  marocain  Sidi   Mohamed   Ben      Abdellah.

      De la date de libération de la ville et   jusqu'au début du XIXe siècle, la ville     était  détruite  et   portait    le    nom de      Mahdouma (en ruine). Le Sultan Moulay Abderrahman décida de restaurer la     forteresse en 1832 et de reconstruire ce qui a été détruit. Il la baptisa El Jadida ou la Nouvelle.

     Dès les premières années du protectorat français (1912), les Français ont été charmé  s par cette belle ville. Elle devint ainsi un     centre balnéaire du fait de son climat doux      et de ses plages.  Le  Gouverneur général      Liautey l'appelait la "Deauville du Maroc"       en faisant référence à la ville de Deauville         en France.

      Le 30 juin 2004, lors de la 28ème session       du comité du patrimoine mondial, tenue à        Suzhou en Chine, la ville portugaise de Mazagan  (El Jadida)  est proclamée    patrimoine mondiale.

      

 

 

   pour plus d'informations

    sur la ville d'El Jadida:

 

 

         www.rusibis.com       

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